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Le concept d’andropause, également appelé déficit androgénique lié à l’âge ou hypogonadisme masculin lié à l’âge (HMLA), fait référence à une diminution progressive des taux sanguins de testostérone chez les hommes vieillissants, accompagnée de symptômes physiques, psychologiques et sexuels tels que fatigue, baisse de libido, et perte de masse musculaire.

Contrairement à la ménopause, ce phénomène est graduel et variable selon les individus, sans arrêt complet des fonctions hormonales. De plus, il ne touche qu’une minorité d’hommes.

L’HMLA est significativement plus fréquente chez les hommes souffrant d’obésité (x 2,38), de diabète (x 2,09), d’hypertension artérielle (x 1,84), d’ostéoporose (x 1,41), de bronchopneumopathie chronique obstructive (x 1,40) et de maladie de la prostate (x 1,29).

D’autres situations telles qu’une insuffisance rénale terminale, l’hémodialyse, des maladies de l’hypophyse, des apnées du sommeil ou un traitement par corticostéroïdes peuvent également être associées à de faibles taux de testostérone. De même que l’absence d’activité physique régulière et la consommation de boissons alcoolisées

Le diagnostic repose sur la coexistence de symptômes caractéristiques et d’un taux anormalement bas de testostérone.

Le traitement de l’andropause

Il n’est pas systématiquement ni uniquement médicamenteux. Le traitement médicamenteux consiste en l’administration de testostérone naturelle, par voie cutanée, par voie orale ou par voie intramusculaire. Il est essentiel de s’assurer au préalable que le patient ne présente pas de contre-indication au traitement, à savoir : un cancer de la prostate, un risque de thrombose, un syndrome d’apnée du sommeil, une polyglobulie (augmentation pathogène de l’hémoglobine et des globules rouges dans le sang) ou encore un risque de rétention d’urine consécutif à un adénome de la prostate. Ce traitement doit ensuite faire l’objet d’un suivi régulier.

Par ailleurs, des mesures doivent être prises pour réduire les facteurs favorisant la diminution du taux de testostérone : prise en charge de l’alcoolémie (suivi par un toxicologue, groupe de parole), de l’obésité, lutte contre la sédentarité, traitement d’une pathologie liée (de type cancer, VIH, lupus, hémochromatose…) ou encore modification du traitement médicamenteux s’il influe sur le taux de testostérone ou de SHBG.

Les signes et symptômes de l’andropause

Les symptômes de l’andropause ne sont pas spécifiques à cette phase, mais communs avec certaines pathologies, ou simplement avec le processus normal de vieillissement. Leur intensité et leur nombre varient d’un homme à l’autre. On peut observer :

  • Des troubles de la sexualité : diminution de la libido, difficultés érectiles, orgasme de moindre qualité, impuissance ;
  • Des troubles psychologiques : irritabilité, diminution de l’élan vital, déprime voire humeur dépressive, perte d’appétit, perte de concentration et de mémoire ;
  • Des troubles vasomoteurs : sueurs, bouffées de chaleur, sommeil perturbé et donc fatigue ; 
  • Une diminution de la masse minérale osseuse (et donc un risque accru d’ostéoporose), de même qu’une diminution de la masse musculaire, ainsi que du tonus musculaire ;
  • Une obésité abdominale : prise de poids avec une concentration de graisse autour des viscères ;
  • Une baisse de la pilosité, et donc de la fréquence nécessaire des rasages. On observe de même une recrudescence de la chute de cheveux ;
  • Une diminution du volume des testicules.

Conclusion

L’hypogonadisme masculin lié à l’âge est une réalité qui touche environ 20 % des hommes de plus de 60 ans, mais dont seulement un quart présente des symptômes impactant leur qualité de vie.

La prise en charge de ce syndrome nécessite une évaluation rigoureuse associant clinique et dosages hormonaux fiables, ainsi qu’une approche personnalisée tenant compte des bénéfices et des risques.

 De plus, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et la prise en charge des comorbidités (diabète, obésité) sont essentielles.

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